mercredi 3 février 2016

Les peurs qui paralysent

Maintenant que je suis dans ma pause inter semestrielle, je me sens épuisée. J'ai toutes les raisons de l'être, me dira-t-on, pour avoir traversé une longue (et interminable) période de révisions et une longue (et interminable) semaine de partiels assez éprouvants. J'ai continué à voir ma psy, alors qu'en novembre je pensais que j'allais arrêter. Je ne suis pas trop sûre de la raison qui me pousse à continuer, j'ai commencé à la voir par rapport à mes soucis familiaux qui semblent s'être arrangés d'eux-mêmes, et maintenant ce sont des questionnements plus fondamentaux qui me harcèlent, par rapport à moi, à mon futur, à mes peurs. 

photo : we heart it
En fait, je suis remplie de peurs. 
– La peur de perdre un être cher par ma propre faute, la peur d'ennuyer les personnes que j'aime, la peur de mal me comporter et le regretter. 
– La peur de ne pas réussir à tout mettre en oeuvre pour mon futur, la peur de me démotiver bêtement, la peur d'avoir peur de mes propres études. 
– La peur de ne pas me correspondre, de ne pas être confortable dans ma propre vie, de ne pas savoir la façonner comme je le voudrai, de ne pas être suffisamment active dans ma propre vie. 
Et ces différentes peurs semblent un peu se renvoyer la balle, elles sont interconnectées et ne me laissent pas vraiment en paix. 

Je pense d'ailleurs que les crises d'angoisse dont j'ai fait l'expérience pendant les révisions sont liées aux deux dernières peurs. Ca me torture. J'ai envie de faire quelque chose pour mieux vivre cette situation. Et c'est sans doute pour cela que je continue mes séances avec la psy (donc affaire à suivre, comme on dit). 

J'ai changé. J'ai beaucoup changé depuis septembre. Je m'en rends de plus en plus compte. Je suis plus facile à vivre pour moi-même et pour les autres, je pense. Je suis plus simple, si je puis dire. Moins torturée et paradoxale. J'essaie vraiment de me tirer vers le haut, de laisser de côté les mauvais sentiments qu'on peut ressentir de manière déraisonné : la jalousie, la culpabilité, etc. J'essaie de me recentrer sur moi, de me prendre moi-même comme propre référentiel, ne plus constamment me comparer aux autres et me rabaisser. Après tout, qui de mieux que soi pour savoir ce que l'on vaut réellement ? Personne ne vaut rien. Personne. 

Je pense qu'il est normal d'être, par moments, ébranlée par ses doutes. Surtout quand on a trop le temps de penser, comme c'est le cas pour moi actuellement. J'ai encore du mal à moins tenir compte de ce qui m'entoure, je suis facilement touchée par pas mal de chose susceptibles donc d'avoir un impact sur mon mental, ma motivation, mes capacités. Ca se travaille. Je vais essayer. 

Et puis essayer de profiter de ce qu'il me reste de vacances. 

Portez vous bien, 

Love always, 

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