dimanche 22 novembre 2015

Ne pas se laisser aller

Hier soir je me suis surprise, lors d'une conversation avec un ami, à dire à quel point mon envie de vivre était irrépressible. Comme si les derniers événements en date, la tragédie du 13 novembre et les affaires qui ont suivi, la tragédie au Mali, tout ça suite à ma dépression passagère de fin d'été, m'avaient complètement déshydratée au point que je mourrais de soif. Soif de vivre. Toujours plus intensément. Profiter de chaque instant et même si tous les instants ne peuvent pas être parfaits, je pense qu'à mes yeux, dorénavant, ils le seront. 

* * *

C'est dur de mettre en pratique tout ça. Le fait d'essayer de ne plus se poser de questions, de simplement vivre pleinement, sans se prendre bêtement la tête. Les coups de mou passagers arrivent tout de même, mais on essaie de se ressaisir rapidement et de faire ce qu'on doit faire, remplir nos obligations, avancer dans nos projets.


Arrêter de vouloir que tout soit parfait, arrêter de s'arrêter sur des détails plus qu'insignifiants.

La vie continue, tout simplement. Elle ne s'arrête jamais de suivre son cours. C'est presque surprenant de se dire ça, parce que nous, on est ébranlés par tellement de choses qui pourtant ne touchent que nous, et pas le reste du monde.

* * *

Je sais pas si je peux dire que je n'ai pas peur. J'ai peur. Je pense qu'on a tous peur. Mais j'ai pas envie de m'arrêter à ça. Et puis ce n'est pas une peur homogène. C'est la peur du danger mêlée à celle de ne pas avoir pu faire tout ce dont je rêvais. C'est un peu de celles qui vont tout de même nous faire avancer. Enfin, je crois.

Lundi dernier, la minute de silence m'avait profondément émue. S'en est suivit une longue réflexion sur le danger en question... mais au final, on ne sait simplement pas quoi en penser. C'était hypothétique, comme réflexion, ça n'a pas lieu de nous arrêter dans notre élan. Non ?

Je n'ai pas vécu ni été touchée personnellement par les attentats. Je ne peux, comme beaucoup d'entre nous, qu'imaginer... ce qui me donne des frissons d'effroi. Je ne peux qu'imaginer, également, une récidive, une nouvelle possibilité de se faire atteindre, cette fois. Mais j'ai pas envie que cette idée me paralyse dans mes projets. J'ai pas envie qu'elle nous paralyse. J'ai pas envie de voir le monde se figer autour de moi. Je pense pas que ça nous soit bénéfique, au contraire. Je pense qu'on doit tout faire pour se protéger et ne pas avoir de regrets. Combinaison un peu compliquée, peut-être, mais plus saine que de ne faire que l'une ou l'autre chose.

Alors vivons. Simplement, vivons. Et soyons tout de même conscients de ce qu'il se passe tout autour.

Portez vous bien,

Love always,




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