dimanche 1 novembre 2015

Changement in progress

Cet article fait un peu suite à toutes mes tergiversations sur le sujet de mon introversion, de mes problèmes de renfermement sur moi-même dans les moments les plus difficiles. J'avais décidé de me donner des chances de me sortir de ces puits de doutes et de malêtre – toujours dans l'optique de m'aider moi-même avant tout. Parce qu'il m'arrive d'avoir des passages à vide, parfois vraiment effrayants, et qu'ils ébranlent tous mes plans pour mon futur, qu'ils me mettent en danger dans mon présent, qu'ils font ressurgir des douleurs du passé. 


La grande opération a débuté en septembre, après la Crise familiale qui m'a fait ressentir ma détresse : il fallait que je fasse quelque chose. Saisis toutes les opportunités. C'était le début d'un grand ménage dans ma vie, j'ai ouvert toutes les fenêtres, pour tout laisser sortir en premier lieu, et puis pour laisser entrer quiconque le voudrait bien. 

Et ça a marché. En partie parce que je ne me suis pas simplement arrêté là, je n'ai pas fait que lancer des appels. Je me suis collé deux baffes et je suis allée chercher l'aide dont j'avais besoin. Je me suis interdit de refuser ne serait-ce qu'une mince opportunité de dissoudre mes soucis. 

En septembre, j'ai évité de me retrouver en présence de ma famille. J'ai fait la rencontre de nouvelles personnes, j'avais du temps libre, alors je me suis interdit de refuser ne serait-ce la plus petite des invitations à sortir, sauf si j'avais un truc administratif ou si j'avais du babysitting à faire. Je me suis forcée à parler avec ces personnes nouvellement rencontrées, à me livrer – ça ne pourra jamais te faire plus de mal, et au mieux au moins l'une de ces personnes t'aidera – à reprendre contact avec mes amis que je n'avais pas vu depuis un mois ou plus et à sortir avec eux, simplement prendre un verre, pas forcément discuter de mes soucis – car il faut dire qu'après un mois sans les voir, c'est un peu délicat de lancer le sujet – mais d'au moins constater leur présence, la facilité avec laquelle je peux convenir d'un petit RDV de rien du tout, pour me changer les idées, pour rire un peu. Ils sont là parce qu'ils m'aiment autant que je les aime, et ils seront là quand je déciderai de leur parler de tout ce par quoi je suis passée en cette fin d'été. 

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Quelques semaines plus tard, je leur en parlait, et bien sûr, ils m'ont témoigné leur soutien, leur amour, leur amitié. Peut-être qu'en choisissant de ne pas leur en parler de suite, je me suis assurée qu'aucun prétexte ne leur ferait refuser un RDV. C'est tout petit, mais ça fait beaucoup de bien. 

A partir de la rentrée, je me suis dit que je n'allais certainement pas mettre ma vie entre parenthèses comme je l'ai fait souvent en raison des cours. Je me suis dit que j'allais profiter du système particulier de la fac, à savoir de la retranscription de tous les cours, disponible toutes les semaines, et afin de gagner du temps pour moi. Pour voir ces personnes, les nouvelles comme les anciennes, toujours fidèles au poste malgré le temps qui passe et les études qui diffèrent. 

Globalement, une fois par semaine, je vois soit les nouveaux amis, parfois je rencontre encore de nouvelles personnes par ce biais, soit les anciens amis, autour d'un verre ou en soirée chez l'un d'eux. C'est fou comme mes semaines ont l'air infiniment plus riches, plus intenses, rien qu'en faisant ça. 

Le reste du temps je le passe à travailler du mieux que je le puisse, à faire du babysitting, à aller en TD/TP. Je travaille à la bibliothèque de la fac, je mange à la cafét', où j'ai pris l'habitude de "m'incruster" dans le groupe de deux filles que je croise souvent bien qu'elles ne soient pas de la même promo que moi ; elles sont adorables, et elles ont, je crois, également pris l'habitude de s'assoir  spontanément à ma table à la cafét' à midi. 

A la bibliothèque, il est rare que je rencontre des gens, elle est plutôt grande et souvent remplie, notamment des premières années, donc généralement je sais que j'y vais pour travailler et rien d'autre. Je ne prends plus mon ordinateur, je ne prends que mes cours pour être sûre d'avancer un minimum. 


En TD/TP, je ne connais pas grand monde de mon groupe, je me suis familiarisée avec certaines personnes qu'il m'arrive souvent de saluer car étant dans les mêmes groupes l'année passée. C'est encore très superficiel, mais je me dis qu'en avançant dans l'année, je devrais apprendre à les connaître et peut-être que viendra le moment où je leur proposerai quelque chose en dehors des cours. Parce que c'est comme ça que ça marche. 

Enfin, mes rendez-vous avec la psy. A raison d'un RDV toutes les 2 semaines, ça avance très lentement. On n'est qu'à 3 séances. Mais je crois que l'expérience est intéressante, particulièrement ébranlante émotionnellement, et je crois donc que ça pourrait avoir un impact non négligeable sur moi. Je ne veux plus garder mes soucis pour moi, je ne veux plus les voir comme un fardeau. Et peut-être que ces séances m'y aideront. 

Pour ce qui est de mon ex, il m'arrive toujours de lui parler par sms. Mais je ne l'ai plus croisé depuis. Je ne sais pas si j'en ai spécialement envie, je ne suis pas encore suffisamment stable. Je ne parle que très peu de lui, j'essaie de ne pas lui en vouloir. Je commence à être certaine que c'était la meilleure chose à faire pour aller mieux.  

Voilà où j'en suis globalement. C'est prometteur, ma vie a énormément changé depuis septembre. Le négatif a motivé le positif. Je commence à vraiment y croire. Je me donne les moyens. Je partage tout ça avec vous parce que je sais que je ne suis pas la seule à vouloir combattre ce type de problème – dans mon cas, ma tendance au renfermement et à la dépression. Alors courage à tout ceux qui veulent évoluer dans le bon sens. 

Love always,

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