vendredi 16 octobre 2015

Je l'ai quitté

Ca fait déjà deux semaines. Je ne pensais pas en parler sur le blog, je m'étais dit que c'était vraiment personnel, que peut-être que je ferais mieux de garder ça pour moi, mais finalement, cette semaine j'ai commencé à en parler autour de moi et à ressentir une forme de certitude. Parce que je sais que je suis une grande indécise, que je ne fais pas les choses de manière définitive, et la séparation a été tellement brutale que je me demandais s'il était possible qu'elle soit stable. 

En fait, j'en viens maintenant à me demander pourquoi elle ne s'est pas faite plus tôt. Parce que, même si les disputes s'arrangeaient, j'avais plutôt l'impression que tout s'arrangeait par défaut. Qu'il y avait toujours une trame de fond qui ne me plaisait pas mais que j'essayais de ne pas trop y faire attention. Cette trame de fond, c'était une espèce de non réciprocité que je n'arrivais plus vraiment à supporter, qui me faisait du mal. Parce que j'étais toujours dans la demande et que ça me rendait malade. C'est pas ce que je suis. Je ne suis pas comme ça. Mais je manquais cruellement de quelque chose. Et puis j'ai eu le déclic. Non sans l'aide de quelqu'un d'extérieur à tout ça. J'avais besoin d'autre chose. 

Je me sens tout de même mal pour lui. Peinée. Parce qu'en un sens, il me perd. Je me rendais tellement disponible pour lui, je faisais tout pour ne pas trop l'embêter, tout pour pouvoir profiter de lui, ça ne marchait pas toujours, souvent je me faisais recaler parce que c'était pas le moment. Mais en cette fin d'été, début septembre, c'était la fois de trop. Parce que j'étais terriblement mal. Et qu'il n'a pas voulu en entendre parler. J'ai dû gérer ma détresse sans lui. Et je lui en voulais terriblement pendant les semaines qui ont suivi. 


Je sais qu'il n'aurait jamais cherché à me faire du mal intentionnellement. Je sais qu'il était tout de même attaché à moi. Mais j'avais l'impression de passer au second plan pour lui. Pas même d'être en rivalité avec sa passion pour ses cours ou sa routine de vie, j'étais juste en second plan. Et ça m'a fait terriblement mal de m'en rendre réellement compte au moment où j'étais au plus bas. Ses cours n'avaient même pas encore commencé qu'il était déjà aux prises avec ses révisions. J'étais désespérée, j'avais besoin d'une épaule, et il m'accueillait chez lui pour ensuite se préparer à aller réviser à la bibliothèque. Pour me laisser seule. 

Je l'ai quitté parce que j'avais besoin d'autre chose. Que ça me rendait malade de penser à lui, à sa passion pour ses cours et son désintérêt pour moi, et à me regarder, en comparaison. En comparaison j'étais tout le contraire, je délaissais mes obligations pour être avec lui. Ca me rendait malade. De l'attendre, de lui faire des piles de demandes qui n'étaient souvent pas entendues. De relativiser. De ne plus arriver à me focaliser sur moi. 

Je l'ai quitté la veille de mon premier rendez-vous psy. "J'ai pas besoin de ça" que je me disais. Et la rupture a été tellement facile que ça m'a décontenancée l'espace d'un temps. Je pensais qu'il ferait davantage de résistance, mais en fait non. Et ça m'a déçue. Pas de lui, de moi. Je me suis dit que j'aurais dû faire quelque chose beaucoup plus tôt, pour m'épargner cette douleur là. J'étais trop optimiste. Je pensais qu'il ferait des efforts au fil du temps. Finalement, c'est moi qui en ai fait toujours plus, et ça m'a déviée de mon chemin initial, et ça m'a épuisée ; je suis restée à pleurer un long moment au bord de ce sentier désert vers lequel j'avais bifurqué avant de rebrousser chemin, le pas traînant. 

Le grand changement de ces dernières semaines, c'était ça. Je l'ai quitté. Je m'ouvre à autre chose, maintenant. Je n'ai plus envie de courir après personne. Je ne veux que de la réciprocité. Je veux me concentrer sur moi, sur mon futur. Je ne veux plus être déçue de moi-même, de mes décisions trop tardives, de ma perte de temps. Je veux m'ouvrir à autre chose. A d'autres personnes, qui me correspondent davantage, qui me comprennent et sur qui je puisse compter dans ce genre de passage à vide. 

C'est sur cette note que j'ai envie de vivre mon année. 

Merci de m'avoir lue. 

Love always,


8 commentaires:

  1. La rupture était déjà assumée je pense, et la fois de trop à permis de faire le pas et surtout de pouvoir passer à autre chose. Bien sûr ça fait mal, mais c'est un poids en moins et l'envie de vivre cette année va pouvoir devenir réalité

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, c'est comme ça que je me dis de voir les choses, puisque ce sont les raisons qui m'ont poussée à prendre cette décision. Je vais mieux depuis. J'ai fait ce qui s'imposait.

      Supprimer
  2. Oh Safia... :/
    Je suis trop nulle pour remonter le moral après ce genre d'histoires mais j'espère de tout coeur que ce nouveau départ te fera le plus grand bien.

    A bientôt <3

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci ma belle, je l'espère aussi, pour le moment je vais bien, j'ai des centres d'intérêts, des occupations, et je me suis un peu débarrassée des points négatifs de ma vie en faisant ça, ça me rendait vraiment malade...
      Plein de bisous à toi <3

      Supprimer
  3. quand on avait parlé par mail, tu avais l'air si heureuse pourtant, mais cela fait bien longtemps déjà !
    J'espère que ce nouveau départ marque le chemin du positif ! Je t'encourage en ce sens !

    Je t'embrasse Safia,

    XOXO LOVE,

    Noé
    notrecarnetdaventures.com

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, ça fait bien longtemps... Mais ce qui a fait que je ne supportais plus la relation, c'est un petit truc qui était toujours dans mes pattes, dès le tout début... et qui n'a jamais vraiment changé. Alors, à la longue...
      J'espère que ça signifie un nouveau départ pour ma vie sentimentale :)
      Plein de bisous à toi en tout cas <3

      Supprimer

Aux anonymes : ne pas oublier de signer.
Je réponds aux commentaires portant sur l'article ici !