mercredi 26 août 2015

Colère et frustration

Je l'avais déjà dit, mais j'ai des rapports plutôt compliqués avec les membres de ma famille, allant de l'indifférence complète à une forme d'irritation avancée. Hier, c'était un peu la goutte d'eau. Depuis son adolescence, j'ai énormément de mal à supporter le caractère d'une de mes soeurs. C'est la peste de la famille. La grande gueule, la chercheuse de merde. 


Je me souviens qu'avant tout ça, elle était une suiveuse. Elle voulait tellement avoir des amis qu'elle était prête à tout, et je lui disais qu'il valait mieux être seule que d'avoir des amis de ce type là. Elle n'a jamais suivi mes conseils et s'est mise à fréquenter un peu n'importe qui. Elle a même attrapé des poux et ça ne lui a pas servi de leçon. Plus tard, elle a continué sur sa lancée, en devenant le type de personnes que je méprise : la fille hypocrite pseudo-cool. 

Son hypocrisie n'a pas de limite. Ses mensonges non plus, elle mentirait même sur un sujet complètement futile, elle adore se vanter et se faire voir – alors que franchement, y a rien à voir. Même son rire sonne faux. Je sais pas comment elle arrive à s'assumer comme ça, elle a l'air de se trouver géniale. 

Je ne la supporte pas. 

Il est très rare que je perde mon sang froid, je suis connue comme étant celle que rien ne touche à la maison. Et pourtant, hier, j'ai littéralement pété un câble. J'avais envie de partir, de casser des choses (j'en ai cassé, d'ailleurs), de tous les envoyer au diable. J'ai eu des mots crus avec mon père, lui faisant comprendre pour la première fois que je n'avais aucune intention de rester proche de ma famille une fois indépendante. Que je n'attendais que ça. Je lui ai dit que personne de cette famille ne valait quelque chose à mes yeux. Que j'suis juste coincée avec eux. Et qu'un jour je ne serai plus là. 

De manière assez surprenante, j'ai compris que rien de ce que je disais ne l'avait surpris. Je pense que tout le monde sait ça depuis que je suis jeune, tout le monde sait que je ne suis pas à ma place, que cette situation m'entrave. 

L'espace d'un instant j'ai considéré la possibilité de quitter le logement de mes parents. Mais je ne survivrais pas longtemps, au vu du peu de ressources dont je dispose. Rien ne me force cependant à rester chez moi plus que nécessaire. Rien ne me force à me mêler à eux, de mêler ma vie à la leur, mes aspirations aux leurs... Plus que jamais j'ai peur que tout ça, toute cette frustration, par rapport au fait que je ne puisse pas encore me suffire à moi-même, j'ai peur que ça m'empêche de travailler, de passer une bonne année, j'ai peur, en gros, de ne pas réussir à passer outre le fait que la situation soit compliquée. De faire un bloquage, de déprimer. Plus que jamais il faut que je sois forte, que je trouve la force de faire des détours pour supporter ces quelques années qui me restent. 

Je pense qu'il me reste quatre ans. Cette année, puis encore trois autres. Quatre années à suivre un certain rythme, à travailler, à vivre, en dehors de l'étouffement familial, à faire des économies et à me faire plaisir. Quatre années à concilier ma distance familiale avec ma condition d'étudiante. 

Je passe cette fin de semaine avec mon chéri. Aujourd'hui, c'est ce qui m'a calmée, car même ce matin en me levant, j'étais encore irritée, brûlante d'envie de casser quelque chose, encore. Hier, j'avais tenté de prendre l'air, mais ça n'avait pas marché : je m'étais retrouvée à m'étonner que les arbres soient aussi verts, que le ciel soit aussi bleu alors que mon coeur est aussi sombre. Je m'étais retrouvée à lancer des regards assassins et la seconde d'après à être au bord des larmes. 

Parler de tout ça me fait du bien, maintenant. Je suis contente que cette crise ne se soit pas faite plus tardivement, et donc de m'être évité des conséquences sur mon assiduité pendant les cours. J'ai encore le temps d'organiser ma vie, ces quatre années, autour de tout ça. Organiser mon levé, l'endroit où je peux passer ma journée, mes activités de soirée une fois rentrée. Je préfère éviter le domicile familial temps que ma fratrie n'a pas fait sa rentrée. 

Demain, mon père part trois semaines en vacances. Comme il représente l'autorité, ce sera trois semaines très cool pour moi. Je pourrai même envisager de partir quelques jours sans avoir de compte à rendre à personne. 

Voilà, désolée pour tout cet épanchement, j'avais besoin de faire le point et je n'avais pas envie d'évoquer tout ça à l'oral (je n'ai rien dit à mon chéri ni même à ma meilleure amie, ils connaissent ma situation mais je ne voulais pas en rajouter une couche avec cette crise). 

Donnez-moi vos avis, vos conseils pour mieux survivre à ce type d'ambiance à la maison, vos idées de planning de mes journées, voire même de sorties pour changer d'air pendant ces trois semaines... 

Portez vous bien, 

Love always, 

2 commentaires:

  1. Ton texte me touche beaucoup ma belle... J'ai aussi tendance à penser que je ne suis pas à ma place chez moi. Je ne suis réellement proche de personne mais disons que je prends sûrement et que je pète des petits câble de temps en temps...

    Je n'ai pas réellement de conseils à te donner malheureusement car je suis dans une situation assez similaire :/.

    Courage <3

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  2. Merci ma belle, courage à toi aussi <3

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