mercredi 18 mars 2015

Je rêve d'être écrivain

C'est peut-être un projet trop ambitieux pour moi, parce que mes études ne me permettent pas de consacrer le temps nécessaire à l'écriture. Mais pourtant, je n'ai jamais cessé d'essayer. Je me suis souvent surprise en train d'imaginer le sentiment de plénitude que j'éprouverais si j'en venais un jour à terminer l'un de mes projets d'écriture, d'y mettre un point final, et de ne plus les voir s'allonger dans le temps.



Quand j'étais petite, je me souviens que mon père nous avait acheté à ma grande soeur et moi deux grands cahiers qui nous servaient de "cahiers de maison", dans la mesure où on les utilisait quotidiennement pour toutes nos activités d'écriture à la maison.

On apprenait à écrire correctement les lettres de l'alphabet dedans. On apprenait les tables de multiplication dedans. On apprenait à faire des phrases dedans.

Et vint le moment où on savait suffisamment écrire pour pouvoir s'essayer à écrire des "fables". Je crois que c'était la période où on lisait beaucoup les fables de la fontaine. Alors on écrivait des fables dans le même genre.
Et puis des petites histoires de princesses.

S'en suivait généralement d'un long débat entre ma soeur et moi pour décider de quelle histoire était la meilleure.


Par la suite, quand je suis arrivée au collège, j'avais envie d'écrire des histoires de plus en plus longues. J'avais commencé par beaucoup exploiter les rédactions de français pour pouvoir exprimer mon imagination, imagination qui prenait son inspiration des nombreux dessins animés et mangas que je suivais. Et puis, ensuite, j'avais eu envie de partager ça avec mes amies les plus proches : on écrivait chacune notre tour un chapitre d'une histoire où nous étions les héroïnes. Une espèce d'utopisation de nos propres vies, puisqu'on trouvait qu'elles manquaient de romance et d'aventure. Et puis on se projetait dans les années lycée, les années universitaires, etc.

Tout ça a contribué à mon idéalisation de ma vie de lycéenne et d'étudiante. Ce qui a pu probablement avoir son impact sur mon ressenti assez négatif d'une bonne partie de ces années là.


Plus tard, j'ai essayé d'écrire plus sérieusement. Mais mis à part une ou deux nouvelles, et quelques posts de blog poétiques dont je n'ai pas gardé de traces, il n'y a pas grand chose qui m'ait grandement satisfaite de mon expérience avec l'écriture.

Je me suis récemment dit qu'il fallait que je me crée une affinité, une espèce d'intimité, avec mes propres personnages. Que je les nourrisse de mon essence, comme la mère nourrit son enfant par le biais du cordon.

Mais le temps me manque. C'est beaucoup de mise en condition, c'est beaucoup de travail.

Je réfléchis à l'éventualité de consacrer mon été à autre chose qu'à des stages et des jobs d'été. Parce que j'ai l'impression que c'est ce qui m'a fait laisser le temps filer.

xoxo



3 commentaires:

  1. Devenir écrivain, un peu mon grand rêve d'adolescente quoi. Mais ça fait longtemps que j'ai pas écris d'histoires... depuis l'adolescence où j'écrivais comme une "merde". J'ai pas encore perdu l'espoir de vaincre mon blocage !

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  2. C'est sûr que c'est énormément de travail et que surtout ça prend beaucoup beaucoup de temps mais je pense que si c'est un vrai projet, tu arriveras à lui dire une place :) le tout est de se lancer.

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  3. Devenir écrivain, je l'espère depuis plus de 10 ans... J'ai deux enfants, un mari et je travaille comme enseignante en intégration sociale en milieu carcéral. J'ai écrit plusieurs jets de mon roman sans toutefois le terminer. Cela m'a pris 10 ans à me rendre compte que j'avais une imagination fertile pour me trouver des excuses pour ne pas écrire... La plus fréquente est : je n'ai pas le temps. Depuis un an, j'ai décidé de prendre le temps. J'ai compris que mon projet d'écriture ne se réaliserait jamais si je ne prenais pas le temps. Alors, j'ai balancé le temps à la corbeille et j'écris!
    Plus j'écris, plus je suis heureuse. Plus je suis heureuse, plus je trouve du temps pour écrire. Intéressant. J'ai aussi découvert que de me consacrer au produit fini me paralyse et me fait perdre la joie profonde d'imaginer, de créer et d'écrire. Le bonheur, c'est le chemin. Pas la destination. Alors pour moi, le bonheur, mon chemin, c'est l'écriture. ;-)

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