lundi 16 février 2015

Les coulisses de ma vie d'étudiante inspirée.

Edit : Ceci a été relativement douloureux à l'écriture, surtout vers la fin, alors ne vous fiez pas à l'entrée en matière légère...

Dans la continuité de l'article précédent, j'ai décidé de parler ce soir de ce qu'il y a derrière tous ces projets que je mets en place les uns après les autres et de ce dont je parle peu sur mon blog en ce moment, c'est-à-dire ma vie d'étudiante (overbookée et sacrément bordélique...). 

La rentrée du semestre ne date que de deux semaines

Ce semestre, j'ai fait le choix de cumuler les formations. C'est à dire qu'en plus de mes cours normaux je suis quelques matières de deux masters (niveau M1) différents, ce qui augmente considérablement ma charge de travail (et pourtant les cours de master ne font que commencer). 

Mine de rien je m'en sors pas trop mal pour l'instant parce que ma fac a un système qui fait qu'il suffit de me rendre à l'amicale une fois par semaine pour avoir l'intégrale de la semaine passée tapée par des élèves pour les élèves.  Mais il n'empêche qu'aujourd'hui, ayant eu une longue journée (qui a commencé par un contrôle, soit dit en passant, et qui se termine sur mes courbatures de nana grippée comme tous les soirs depuis bientôt une semaine bientôt... je dis ça, je dis rien), j'ai pris conscience du fait que je commençais sérieusement à avoir peur pour ce semestre plutôt hardcore. 

Avoir peur de quoi ? De la quantité de cours à ingurgiter ? Non, pas spécialement. D'avoir trop de cours/stages/TD/TP qui se chevauchent ? C'est un risque, mais y a toujours moyen de trouver une solution. D'être saoulée ? Oui. Précisément. 

"Être saoulée", dans mon cas, ça veut dire...

Eh bien ça veut simplement dire que dans ces périodes de ma vie (qui n'ont pas été nombreuses mais qui pèsent lourd dans ma mémoire), j'ai lâchement décidé de me la jouer je-m'en-foutiste, en mode dark-version-de-Yolo, à tel point que lorsque je me remémore de mon attitude je suis à deux doigts de me foutre des claques. 

C'est un espèce de blocage psychologique que je fais sur tout. Il n'est pas lié, je pense, à ma formation en cours, puisqu'ayant déjà redoublé, je n'ai pas vécu l'année de la même manière la deuxième fois. Il est lié, je pense, à mon background personnel. Il est lié à toutes ces périodes de ma vie où je me suis, pour ainsi dire, perdue dans un espèce de trou noir tri-dimensionnel qui sonnait comme un point de non retour (et, à l'heure actuelle, je ne sais toujours pas comment j'ai fait pour me réveiller de ma léthargie...). 

Un espèce de burn out émotionnel, en gros. Exactement comme toutes ces fois où j'ai supprimé mon blog, exactement comme toutes ces fois où j'ai fait des "breaks" avec mon copain, je rêvais d'appuyer sur la touche delete du clavier pour pouvoir réécrire ma propre vie. 
Parce que je suis pas satisfaite de la façon avec laquelle j'ai fait mes premiers pas au lycée, en amour, à l'université, etc. J'ai fait tellement de choses irréfléchies que des fois... j'ai besoin de me déconnecter, de me mettre en veille l'espace d'un temps afin d'intégrer tout ça. 

C'est mon processus d'acceptation. 

Et en suite, le retour à la réalité se fait bruyamment

Le retour à la réalité, il est généralement accompagné de beaucoup d'écriture. Beaucoup beaucoup d'écriture. Je rouvre un blog, je m'achète un nouveau journal intime, et j'écris, j'écris, j'écris... j'écris comme je parle, je fais ma thérapie de réinsertion, je plante mes griffes dans la réalité du mieux que je le puisse en espérant que c'est un retour définitif sur la toile. 

Parce quand on regarde bien, mon premier journal intime aura duré environ 6 ans. Et le second... ben c'est simple, y a pas de second. Y a des journaux intimes dont les pages ont été arrachés. Y a deux ou trois carnets dont les pages sont encore vierges. Et puis ceux que j'ai finalement réservé à un tout autre usage que celui de journal intime. 

Oui, depuis la fin du premier journal intime, j'ai des gros soucis. Des remises en question terribles qui me demandent une réécriture perpétuelle pour me comprendre et finalement m'accepter. Là, tu vois, j'ai les larmes aux yeux tellement je sens tout ce poids dans ma poitrine. Je suis pas quelqu'un de léger. Je suis pas quelqu'un d'insouciant. A l'intérieur, c'est un ouragan qui fait voltiger en permanence devant mes yeux des bribes de vie que j'ai pas fini de mettre en pièce. 

Je suis le genre à ne jamais en finir quand il s'agit de parler de moi

Ou plus précisément de parler de ces choses que je ne comprends pas à mon sujet. Ces choses qui parfois même m'effraient. 

Et puis parfois, y a de grandes périodes d'accalmie... où le silence se fait dans ma tête. Où l'ouragan laisse place à un ciel bleu plein de promesses. Où je ne passe plus mon temps à regarder mes genoux et finis par lever les yeux. 

J'ai peur que ce ne soit que momentané. J'essaie de ne pas trop me poser de questions sur la durée et de simplement vivre comme j'avais l'habitude de le faire avant d'avoir cette espèce de longue crise d'adolescence qui m'a littéralement pourri la fin de mes années lycée et le début de mes années universitaires. 

Je me concentre sur un seul point et je laisse tout le reste s'endormir. Je me fraye un chemin vers la sortie. 

Des projets pour garder la tête hors de l'eau

Au final, le blog, l'histoire que j'écris (et dont je posterai sans doute un extrait), la guitare, la lecture, les forums, tout ça... c'est pour continuellement pouvoir me changer les idées, m'épanouir dans ce qui me plait, me découvrir des passions et les avoir près de moi comme gardes-fous. 

J'aime beaucoup toutes ces activités que j'ai à côté, et j'espère ne pas les laisser de côté. Parce qu'elles m'apportent beaucoup de satisfaction, d'excitation, de sensations vivantes qui me permettent de me sentir active, et non pas passive comme je l'étais pendant mes périodes de déconnection

Voilà toute la philosophie de ce blog et de mes projets. Ca n'a jamais eu d'ambition propre. C'est là parce que j'en ai, en quelque sorte, besoin. 

xoxo


1 commentaire:

  1. Je comprends ce que tu veux dire, quand tu dis , avoir envie de delete tout !
    Moi j'ai souvent envie de me jeter sous un train, juste pour voir à vrai dire.
    Mais c'est la vie, avec ses hauts et ses bas, et il y a parfois plus de hauts que de bas je suppose hum...
    Mais ça ira, tout ira puisque tout passe.

    Oui oui j'ai conscience d'avoir écrit un commentaire très peur constructif et assez déprimant au final.


    XOXO

    Romy
    http://linconstance.blogspot.fr

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