vendredi 6 février 2015

J'étais harcelée à l'école (deuxième partie)

Pour lire la première partie, c'est par ici.

NB : Pas d'article publié hier, j'en suis désolée, je déroge à ma résolution de février même pas une semaine après l'avoir commencée... m'enfin la raison était toute simple, je n'avais pas du tout le temps d'écrire de la journée, j'avais cours, j'étais épuisée, et je n'ai pas pu rentrer chez moi de la journée. Ca plus le fait de ne pas m'être trimbalée avec l'ordi dans mon sac comme je le fais à mon habitude dans ces cas là... Bref. Du coup le Thowback Thursday prévu pour hier a été écrit et publié aujourd'hui. Je ne rattraperai pas l'article manquant, mais je vais dorénavant essayer de maitriser la planification des articles pour anticiper ce genre de désagréments. Sur ce, bonne lecture !! 

Le vif du sujet : mon quotidien de petite fille brimée 

Mes amies les plus proches s'étaient finalement ralliées à la cause de la blondinette aux yeux noisette. Celle-ci en jubilais dans les premiers jours, en constatant sa nouvelle notoriété. Mais bientôt, ça n'était plus tout à fait suffisant à ses yeux. 

Mon école avait un emploi du temps particulier : en effet, une fois par semaine, les élèves étaient répartis dans des "activités" gratuites organisées par l'école, ce qui faisait qu'on ne se retrouvait pas forcément avec les autres enfants de sa propre classe. Et cette après-midi d'école allait vite se révéler comme étant mon seul instant de répit dans la semaine. 

Autrement, ma classe avait pour consigne de ne pas m'adresser la parole et de ne pas m'inclure dans les jeux de chacun. Ainsi, tout commençait avec des récréations passées seule, assise sur un banc de la cour de récrée, à suivre des yeux les autres qui jouaient à chat, à la marelle, ou toute autre activité à plusieurs. 

En classe, c'était la même chose. Je n'étais pas assise seule, il me semble, parce que les places étaient attribuées par la maitresse au début de l'année scolaire. Mais celle qui partageait ma table faisait partie des filles embrigadées par la blondinette.

Seulement voilà, naïve et simple comme je l'étais, je pense que j'arrivais d'une manière ou d'une autre à m'accommoder de la situation. Je m'adaptais. Et je pense que le fait de ne pas paraître plus triste que ce qu'elle voulait avait motivé la blondinette à passer au niveau supérieur. 

Il ne se passait plus un jour sans qu'elle ou qu'une de ses amies ne trouve un moyen original de venir me narguer dans ma solitude. Des choses bêtes et méchantes, j'imagine, dont je n'ai plus qu'un vague souvenir. Elle allait même jusqu'à user de son autorité sur les autres pour me faire pression pour que je m'approche d'elle, afin de pouvoir m'humilier verbalement aux yeux de tous les autres. 

Mais en bonne fille réservée, ça ne m'atteignait pas des masses, et je retrouvais mon banc ou ma place dans la salle de classe avec grand plaisir. 

Le jour où nous reçûmes la photo de classe, c'était de nouveau parti. Comme elle avait été prise à l'extérieur en plein soleil, j'avais les yeux à peine ouverts, partager entre mon envie de ne pas grimacer sur la photo et le besoin de minimiser l'effet du soleil sur ma vision. Bien sûr, tout le reste de la classe grimaçait sur la photo. Mais ce n'était que de moi qu'on se moquait. Ce jour là, on m'appelait "zombie" ouvertement en classe. Je n'ai pas le souvenir que la maitresse ait réagit à aucun moment, mais peut-être qu'elle était trop loin pour entendre. 

On me harcelait encore l'année suivante

L'année d'après, les souvenirs qui me restent ne font que me montrer que la blondinette était prête à aller toujours plus loin pour pouvoir espérer me voir souffrir un tant soit peu. 

Je ne me souviens plus du contexte, un vol, un objet cassé ou quoi que ce soit, mais au questionnement du maitre, elle leva la main et pris sa petite voix mielleuse (celle qu'elle prenait tout le temps pour s'adresser à un professeur, et qu'elle prendrait toujours des années plus tard quand elle se retrouverait à nouveau dans ma classe) et lui affirma que ça ne pouvait être que moi la responsable. 

Autant j'étais une petite fille déjà très passive, très calme quand il fallait, autant je ne supportais déjà pas qu'on se méprenne sur moi. Dans ma fratrie, le mensonge n'existait pas. Dès qu'il s'agissait de trouver le coupable, il finissait toujours par se dénoncer lui-même au bout de seulement quelques minutes d'interrogation. Encore aujourd'hui, il m'est impossible de mentir à mes parents. 

Par ailleurs, je n'avais jamais causé de problèmes à l'école. Mon bulletin était toujours impeccable, je ne bavardais même plus du fait de l'interdiction de m'adresser la parole qu'imposait la blondinette, bref je devais faire partie des élèves les plus calmes de l'école. 

Alors quand je me rendis compte que la blondinette essayais de me faire mal voir aux yeux de la seule personne qui m'adressait encore la parole et avait une bonne opinion de moi, j'ai fait entendre ma voix du mieux que j'ai pu. Avait-elle des preuves ? Non. N'étais-je pas toujours à cet endroit là à ce moment là ? Oui. Je n'avais aucune raison de faire ça, je n'avais pas fait ça, et elle ne disait ça que parce qu'elle ne m'aimait pas. 

Suite à cette première vraie confrontation entre elle et moi, certaines personnes dans la classe, celles qui étaient assez matures pour se tenir éloignés du petit jeu de la blondinette sans pour autant se sentir obligés de prendre mon parti puisqu'elles ne me connaissaient pas tant que ça, prirent ma défense, en disant qu'il était vrai que la blondinette essayait de me faire porter le chapeau sans aucune preuve dans le simple but d'assouvir ses pulsions de cruauté et de calmer sa jalousie maladive à mon égard (jalouse de quoi ? la question se pose toujours aujourd'hui). 

C'était la meilleure leçon qu'elle pouvait recevoir. J'étais soulagée. C'était les prémices d'un grand tournant. 

Ce qu'il se passait en réalité dans les coulisses de mon harcèlement

En vérité, je n'étais pas tout à fait livrée à moi-même pendant cette longue période de brimades en tout genre. Samantha, ma meilleure amie de l'époque, m'avait vite fait comprendre que malgré les apparences, elle resterait coute que coute à mes côtés. 

Le lendemain de cette fameuse journée où toutes mes copines s'étaient levées pour rejoindre le camp de l'ennemi, j'avais tenté de la raisonner. J'ai essayé de lui parler à plusieurs reprises, et puis à la récréation, j'ai suivi Samatha partout où elle allait pour lui faire entendre raison. 

Elle est alors allée s'enfermer dans une des cabines des toilettes des filles. Là, elle me fit passer un mot par dessous la porte. 

Je suis désolée Safia, je dois faire semblant de ne plus te parler, mais je serai toujours ton amie, je te le promets, il faut pas que les autres le sachent parce que sinon ça se retournera contre nous.

Plus haut, je disais que les activités que l'école organisait une fois par semaine constituaient le seul moment de répit de ma semaine. C'était vrai, mais surtout du fait que Samantha était dans mon groupe d'activité, et qu'à ce moment là, elle agissait envers moi de la plus gentille des manières qu'il soit, de sorte qu'elle me faisait complètement oublier mes soucis passés et ceux à venir. Je ne faisais qu'attendre cette fameuse après-midi. 

>> Lire la suite par ici... 

xoxo


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