dimanche 8 février 2015

Sexisme, cette abomination

J'avais déjà parlé de mon envie grandissante de coucher sur le papier mes idées de récits en tout genre, ces idées de scénarios et de personnages qui m'obsèdent un peu tout au long de mes journées. J'ai, bien sûr, commencé à faire tout ça, peut-être que ça n'est pas très judicieux d'ailleurs, d'écrire des choses différentes en parallèle, comme ce n'est pas très judicieux non plus de lire différents livres en parallèles, mais c'est mon côté fille impatiente qui veut ça, et remettre à plus tard ce genre de pulsion réprimerait mes ardeurs de telle sorte que ma motivation s'envolerait avec elles. 

Alors voilà, si je n'ai pas déjà tout écrit, j'ai déjà pensé l'essentiel de mes histoires (je ne sais pas comment les appeler, essais de roman, écrits, fiction... je ne sais pas) et il en est ressorti une chose (pas vraiment) étonnante, c'est que les personnages les plus importants ne seraient autres que des femmes. Des femmes, quelques hommes par-ci par-là, dont un ou deux qui sortent du lot, bien sûr, mais sinon, des femmes. 

Ca n'est pas si étonnant que ça en vérité, parce que je me connais pour préférer les choses faites par des femmes, pas n'importe lesquelles bien sûr, des femmes comme je les aime, c'est-à-dire absolument admirables du point de vue de leurs idées, leurs combats, etc...

Enfin, en vérité, ce n'est pas tellement une préférence mais bien plus une attirance. Je vais davantage vers les choses faites par des femmes que celles faites par des hommes. 

Je n'ai rien contre les hommes (et je suis a priori tout ce qu'il y a de plus hétéro...), mais je pense que le fait que je repousse un peu une vision masculine du monde (ou d'un monde) découle du fait que j'ai bien trop souvent été déçue par les rôles féminins dans ce genre de vision, qu'il n'est, à mon sens, pas assez mis en valeur pour que je puisse m'imposer une telle vision des choses (encore une fois, tous les hommes n'ont pas cette vision là des choses). 

Mes petites lectures sur la blogosphère et sur les réseaux sociaux m'ont permit de comprendre un peu mieux ma répulsion et de mettre en quelque sorte un mot sur ce qui est le plus souvent à l'origine de celle-ci : le sexisme

Donc voilà, j'ai intrinsèquement horreur de cette abomination dans notre société actuelle et j'ai beaucoup, beaucoup de mal à m'exprimer là dessus parce que je m'emporte et finis très souvent par dire n'importe quoi, voire même à faire preuve de sexisme envers la gent masculine (mais est-ce réellement ma faute à moi... ?). 

Le sexisme et le cinéma, l'éternel combat par Diglee.
Très souvent (trop souvent), la façon dont les femmes doivent réagir ou se comporter de manière générale ou dans une situation particulière, est dictée par des espèces de commandements tacites qu'une bonne partie de la population (femmes comprises) considèrent comme partie intégrante des "bonnes moeurs". 

Personnellement, ça me met beaucoup de pression dans ma vie de tous les jours, mais j'ai fini par me rendre compte que ça ne se limitait pas à ça. Toujours concernant mes histoires, je fais souvent des blocages sur la psychologie de mes propres personnages, parce que ça me répugnerait que ces commandements vicieux se répercutent également sur eux, qu'ils finissent par répondre à certains de ces impératifs et qu'ils finissent par êtres considérées comme s'intégrant dans une idéologie sexiste par des yeux plus experts en la matière que les miens. 

J'ai pas envie de ça pour eux, j'ai pas envie de ça pour moi, j'ai pas envie de ça pour nous. 

Parce qu'aujourd'hui, ces idéologies, ces commandements, sont déjà beaucoup retrouvées dans la littérature, le cinéma surtout, les séries télévisées, etc, ce qui entretient un peu leur enracinement dans les moeurs actuelles malgré le combat constant de certains pour l'éradiquer. 

C'est vicieux, on peut tomber dedans même si on fait très attention. 

C'est pas très encourageant mais ça n'enlève pas tout espoir de venir à bout de ce qui nous ligote. 

Je me demande souvent à quoi ressemblerait le monde si plus aucune de ces inégalités ne trouvaient leur place dans nos esprits... 

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