dimanche 1 février 2015

Pourquoi je n'ai pas (du tout) aimé 50 nuances de Grey


Qui dit février dit St Valentin et dit sortie prochaine d'une adaptation cinématographique attendue par bon nombre de personnes ayant lu le très célèbre 50 nuances de Grey (E.L James). Retour sur ma propre expérience quant à la lecture du premier volume. 

Une envie de lecture soudaine

Il y a quelques mois de cela, j'ai commencé à me dire que je manquais cruellement de pauses lecture pendant mes journées. Alors j'ai commencé à chercher des idées de lecture. Un jour, en prenant place dans le tramway en face d'une personne qui était vraisemblablement complètement absorbée par un gros pavé, j'ai remarqué le titre un peu inhabituel du bouquin dont il est question dans cet article : 50 nuances de Grey, écrit par E. L. James pour Erika Leonard James (parce qu'au premier abord, j'ai pensé que l'auteur était un homme -il aurait peut-être mieux valu, mais on ne va pas généraliser, toutes les femmes n'écrivent pas des trucs cucul). 

M'enfin voilà, une fois que j'ai remarqué une première fois cette couverture sombre, cette cravate aux reflets argentés, je n'ai fait que la remarquer encore et encore dans les mains de tout type de femmes, allant de la demoiselle du tramway à l'infirmière du service dans lequel je faisais mon stage, en passant par certaines de mes camarades de promo. 

Ca aurait d'ailleurs pu me mettre la puce à l'oreille, le fait que cette oeuvre ne soit lue pratiquement que par des femmes (je n'ai à mon souvenir croisé aucun homme l'ayant entre les mains, mais encore une fois, ne généralisons pas). 

Ni une, ni deux, la curiosité me pousse à lancer une rapide recherche sur internet. Les résultats proposés me sautent tout de suite aux yeux : des sites fans, des glorifications par-ci, par-là, tellement de commentaires positifs, de "je l'ai dévoré" que je ne pousse pas plus loin mes recherches et je me décide alors à acheter cette... ce... livre. 

Premières impressions

Alors, bien sûr, voyant son prix sur internet, je me dis qu'il ne serait pas judicieux de mettre autant d'argent dans une oeuvre susceptible de ne pas me plaire. J'opte alors pour la version e-book (qui m'a paru tout de même sacrément chère, mais on ne va pas chipoter) et me voilà alors partie pour la lecture du livre qui semblait être alors le must read de l'année. 

Mes premières impressions sont sans appel. J'étais tout d'abord interloquée par le style d'écriture. Mais je ne voulais pas m'arrêter à ça, alors je m'évertuais (péniblement) à passer outre et à avancer dans ma lecture. Vint alors le moment où j'ai commencé à me demander si je ne m'étais pas trompée de fichier... La vitesse des événements dans le récit me semblait bien trop rapide, et certaines répétitions de certaines expressions commençaient à sévèrement me taper sur le système. 

Je me dis que je devais peut-être cet agacement au travail de traduction. Pauvre traducteur, il/elle n'y était vraisemblablement pour rien, j'ai eu le loisir de m'en rendre compte en cherchant un extrait relativement long en anglais afin de pouvoir comparer. 

Bon. Alors. Hm. Je continue la lecture, j'ai pas dépensé cet argent pour rien tout de même... Et puis les cours n'étant pas si intéressants, j'en profite pour me dépêcher d'arriver au bout du roman. 

Une fois le livre terminé...

Je ne vous raconte pas la déception... Je n'ai absolument pas changé d'avis sur le style douteux de l'auteure, style amateur à mon sens, un peu genre "groupie" (en gros le genre de style qu'on retrouverait chez des adolescents...), truffé d'expressions débiles et répétées de manière ultra irritante. Une histoire vraiment... Bof. Je vois pas où se trouve le BDSM dans cette histoire. J'pourrais écrire sur le BDSM de manière plus authentique qu'elle. C'est une histoire d'amour bateau, deux personnes de deux mondes différents qui tombent l'un pour l'autre... sauf que là on serait tous incapables d'expliquer ce qui plait à chacun d'entre eux chez l'autre, ça n'a pas de sens, ce n'est pas profond, c'est de l'amour baveux, du sexe cliché, c'est pas du tout agréable à lire et j'avais davantage hâte d'arriver à la fin pour en terminer définitivement plutôt que pour en connaitre le dénouement, qui était par ailleurs parfaitement prévisible. 

Alors bon, j'ai reposé mon téléphone à l'issue de ma lecture et... j'ai mis de côté cette niaiserie dans mon cerveau. 

Jusqu'à ce que l'annonce d'une adaptation cinématographique retentisse sur l'internet. 

Là, j'ai lancé une nouvelle recherche sur le bouquin et j'ai creusé du mieux que j'ai pu... pour me rendre compte que j'ai payé pour lire une banale fan fiction de la saga de mon adolescence : Twilight. Ok. Ok. Ok..................

Tout s'explique. Et la moralité de cette aventure livresque sera de TOUJOURS me renseigner sur l'auteur avant d'effectuer un achat. 

Le seul avantage que je tire de cette lecture...

... c'est d'avoir pu me rendre compte que le lectorat d'aujourd'hui est loin d'être une référence pour moi. Je n'ai pas compris tout cet engouement autour de cette fan fiction (je répugne un peu à l'idée d'appeler ça une oeuvre, un roman, voire même un livre) et donc autant dire que j'ai été grandement déçue de constater qu'aujourd'hui, les gens étaient prêts à payer pour lire un truc aussi fade, cliché et bâclé, alors qu'il y a tellement de bons écrivains inconnus qui écrivent dans leur coin sur internet en espérant plaire à ceux qui s'aventureraient par là... 

Et en même temps, c'est peut-être aussi la preuve que si Erika peut publier, on peut tous le faire... 

NB : J'espère ne pas trop froisser les fans d'Erika dans cet article, ce n'est pas mon but, je partage uniquement un point de vue qui se réfère à mes propres goûts. Mais si vous avez envie de partager vos propres impressions sur cette saga dans les commentaires, libre à vous, je vous lirai et répondrai du mieux que je le puisse, n'ayant pas lu les autres volumes de la saga. 





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